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Halte aux concombres !
Ce fut le mot d’ordre de la semaine ! Véritable illustration de
la médiatisation à outrance, de l’urgence de la parole,
d’un principe de précaution poussé à l’extrême et d’une forme
d’irresponsabilité, la guerre au concombre espagnol s’est arrêtée
presque aussi vite qu’elle avait commencé.
Il aura suffi que les victimes de la bactérie mystérieuse aient toutes
mangé, en Allemagne, des crudités, dont les fameux concombres, pour que
ceux-ci soient déférés devant la cour de justice des médias et de
l’opinion publique, alors qu’aucune analyse sérieuse ne prouvait leur
culpabilité. Les producteurs espagnols en sont restés médusés, avant de
hurler leur préjudice, alors que l’on ne connaît toujours pas à l’heure
actuelle la cause du problème.
À cause d’amalgames hasardeux de la part des médias
qui ont généré des épiphénomènes,
des réactions émotionnelles, des rictus nerveux,
certains petits producteurs auront peut-être été mortellement spoliés… |
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La politique
nucléaire de l’Allemagne
Plus de 22 % de la production d’électricité allemande est
nucléaire.
Il semble illusoire de penser que les énergies renouvelables
– dont on commence à réaliser qu’elles ont des limites –
remplaceront l’énergie nucléaire
dans sa totalité
Mais au fait, comment
va faire l’Allemagne pour s’approvisionner en électricité de
façon satisfaisante pour soutenir sa croissance, qui
rappelons-le, est la plus forte d’Europe ? C’est simple : elle
va importer de l’électricité produite chez ses voisins. N’y
a-t-il pas à parier que ce sera de l’électricité… nucléaire ?
Autrement dit, les Allemands veulent bien consommer de
l’électricité nucléaire à condition qu’elle soit produite loin
de chez eux.
Nul doute que le bon vieux charbon va être appelé à la
rescousse. Mais… ne voulait-on pas réduire les émissions de
CO2 ?
Mais c’est aussi
une bonne chose pour le gaz naturel. Comme le Japon, l’Allemagne va installer progressivement des
centrales au gaz naturel. Celui-ci sera probablement importé de
Russie, cela aura pour effet d’accroître la demande générale en gaz
naturel
qui est déjà prévue à la hausse. |
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Deux
agriculteurs sur cinq font partie d’une CUMA
40 % des
agriculteurs adhèrent à une des 13.400 CUMA qui emploient
5.500 salariés.
Le nombre
moyen d'adhérents en Cuma est de 20. Les 224.600 adhérents en 2009 se
situaient surtout dans les Pays-de-la-Loire, en Auvergne, en Rhône-
Alpes, en Aquitaine et en Midi-Pyrénées.
Les
principales activités des Cuma sont l'épandage du fumier (55 %), le
transport (48 %), le semis (37 % en monograine), la récolte de fourrages
(39 %).
Elles se sont
toutefois diversifiées : 108
Cuma réalisent du compostage, 72 du pressage de grains et 68 ont une
activité de déchiquetage de bois. |
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Les
organisations agricoles veulent développer le stockage de l’eau pour
assurer l'avenir
« Sur les
170 milliards de mètres cubes de pluies efficaces qui tombent chaque
année sur notre territoire, il suffirait d'en stocker 300 à 400 millions
(soit 0,2 %) pour pallier les situations de sécheresse », mettent en
avant les organisations agricoles.
Elles
demandent d’arrêter le gaspillage de l’eau et de réfléchir, autrement, à
son stockage. Depuis vingt ans, pour des raisons idéologiques, voire
irrationnelles, notre pays a refusé de se donner les moyens de stocker
dans un cadre agricole.
Pour ces
organisations, la réduction arbitraire de la consommation d'eau en
agriculture ne permettra pas de lutter contre les conséquences des
sécheresses à venir. Les agriculteurs se sont déjà engagés depuis
plusieurs années sur la voie des économies d'eau en adaptant leurs
pratiques. Mais la logique d'économie a ses limites car l'agriculture ne
peut pas se passer d'eau. Il est nécessaire de faire appel au
pragmatisme afin de mettre en œuvre dès maintenant des solutions
conciliant la préservation des ressources en eau et la croissance
durable de l'agriculture française.
Un colloque
est prévu fin juin sur ce thème. |
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L’agriculture sera-t-elle victime d’une bulle spéculative ?
Selon The Economist, un des hebdomadaires internationaux de
référence, les conditions sont réunies pour une nouvelle bulle agricole
à l’échelle mondiale : des prix agricoles élevés, des terres toujours
plus chères et leurs achats parfois contraints, mais aussi l’entrée
d’investisseurs financiers désireux de diversifier leur portefeuille.
Cet apport massif de liquidités pousse les agriculteurs à l’excès de
confiance. Chez les maïsiculteurs américains comme chez les producteurs
laitiers du Danemark, l’endettement atteint des niveaux record ! La
crainte majeure est que, si les prix agricoles viennent à baisser
fortement et durablement, beaucoup d’entreprises agricoles vont se
retrouver en cessation de paiement ! Aux États-Unis, les agences de
régulation bancaire ont vite compris ce risque de bulle.
Les
autorités américaines ont organisé, il y a quelques mois, à
destination des grandes banques, une conférence intitulée « Ne
pariez pas sur les entreprises agricoles » ! |
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La lutte
contre le gaspillage alimentaire, une priorité mondiale
Selon la FAO, chaque année environ un tiers des aliments dans le monde
sont perdus ou gaspillés. Les pertes et gaspillages se répartissent de
manière égale entre pays développés et pays en voie de développement.
Deux grandes catégories d’aliments sont les plus touchées : les fruits
et légumes, et les racines et tubercules (pommes de terre, manioc…).
Dans les pays développés, c’est le gaspillage qui est montré du doigt :
en Europe et en Amérique du Nord, chaque consommateur gaspille environ
100 kg par an. En revanche, dans les pays en voie de développement, 40 %
des pertes se produisent aux étapes d’après-récolte et de
transformation.
Lutter contre les pertes et les gaspillages alimentaires est d’une
extrême complexité tant les causes sont diffuses : des infrastructures
de conditionnement et de transport défaillantes, les trop grandes
exigences sur l’aspect extérieur des produits, les offres
promotionnelles sur des paquets « grand format », la quasi-absence de
filières de « recyclage » des aliments invendus, l’éducation des
consommateurs à l’optimisation de leurs achats, etc. |
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Les
conditions du soutien à l'agriculture biologique
Une
circulaire, publiée en mai, expose les conditions de mise en place du
soutien à l'agriculture
Pour cette
année, le soutien à l'agriculture biologique mis en œuvre comporte deux
volets :
- un soutien
en faveur des surfaces certifiées en agriculture biologique (SAB-M) qui
s'appuie sur les modalités du cahier des charges de la mesure
agroenvironnementale « maintien de l'agriculture biologique » définie
dans le cadre du programme de développement rural hexagonal (PDRH).
- un soutien
en faveur des surfaces en conversion à l'agriculture biologique (SAB-C),
qui s'appuie sur les modalités du cahier des charges de la mesure
agroenvironnementale « conversion à l'agriculture biologique » définie
dans le cadre du PDRH. |
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Les
britanniques seraient-ils en train de revenir sur le libéralisme en
agriculture ?
Le Royaume-Uni a besoin d’une politique publique forte et pérenne pour
produire plus sur son propre territoire. C’est ce qu’affirme un rapport
de la commission gouvernementale britannique sur le développement
durable.
Aujourd’hui, le Royaume-Uni importe 40 % de sa consommation. Le coût des
externalités liées au transport de produits alimentaires est estimé
entre 2 et 4 milliards de livres sterling. Le rapport incite l’État à se
doter de politiques de développement de production de légumes et de
réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’élevage. Au niveau
de la consommation, deux axes doivent être développés : la réduction du
gaspillage alimentaire et la modification des pratiques des
consommateurs vers des repas plus équilibrés. |
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